Séance d'enseignement spiritualiste

Contrôle de l'identité terrestre
de l'esprit appelé
A. Indications données spontanément : acceptées sous bénéfice d’inventaire, la sincérité de l’esprit peut être prise en défaut au cours d’une conversation avec lui.
B. Indications sollicitées : ici, il est nécéssaire de faire une distinction qui a son importance :
Premier cas : L’esprit qui se présente n’a pas conscience de son état réel. Le trouble physique qui suit immédiatement la mort n’esp pas encore dissipé. A ce moment, on ne peut obtenir de lui aucune indication de quelque importance ; le médium ressent cependant les douleurs qui ont précédé le trépas.
Parfois le trouble physique est dissipé et laisse place au trouble mental et moral : les accents de sincérité de l’esprit qui cherche sa voie sont très difficile à simuler et promettent des manifestations ultérieures pleines d’intérêt (moralisation de l’esprit).
Deuxième cas : L’esprit connaît son état.
a) Il est peu évolué. Ses manifestations sont d’ordre inférieur. Tout essai d’identification terrestre ne peu être tenté qu’après une moralisation éclairée, adéquate au genre de l’esprit. Si l’esprit s’obstine à se manifester par le même médium malgré la moralisation qui a été faite durant la séance de spiritisme, s’abstenir de la médiumnité et se faire dégager par un médium guérisseur magnétiseur.
Il est rare cependant qu’on obtienne de bons résultats, car c’est ordinairement lorsque l’esprit voit plus clair dans sa situation qu’il est confus et se dérobe à toute identification (cas d’obsession).
b) L’esprit est d’une certaine évolution. Si la manifestation suit de près la désincarnation, les indications sont souvent décisives et s’obtiennent rapidement durant la séance de spiritisme. Les révélations peuvent subir des altérations produites par une difficulté très grande rencontrée pendant la transmission des messages (causée par le manque de passivité du médium, le manque d’affinité morale ou intellectuelle).
Afin de ne pas décourager les efforts réels entrepris par nos amis invisibles, il est bon de leur faire crédit et de réserver son jugement pour une séance de spiritisme ultérieure. Pour éviter les mystifications toujours possibles, le délai accordé ne doit pas être excessif, si le médium est réellement à la hauteur de sa tâche.
En principe, les meilleures preuves d’identité s’obtiennent lorsqu’un lien fluidique ou sympathique puissant unit le consultant à l’esprit lors de la séance de spiritisme.
Extrait de "L'au-delà à la portée de tous"
José Lhomme (Edition 1953)