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Exemple de séance avec Franek Kluski

Les expériences des années 1919-1920 avec Franek Kluski ont été faites spécialement en vue de photographier les formes matérialisées. Toutes les séances ont eu lieu dans des conditions identiques. La salle d’expérience était le cabinet de travail de M. F. Kluski : c’était une grande pièce située à l’angle de son appartement, au cinquième étage.

La pièce avait environ 7 mètres de longueur sur 5 de largeur. Elle n’avait qu’une seule porte d’entrée et une fenêtre. Les meubles en étaient : une table sur laquelle était une machine à écrire et une lampe électrique rouge, de petits meubles contenant les papiers de correspondance de M. Kluski ; une bibliothèque ; des chaises ; des tabourets ; un canapé. Il n’y avait ni draps, ni mousseline, ni étoffes blanches d’aucune sorte.

Avant chaque séance, la pièce était visitée avec soin ; la fenêtre était fermée par des volets et des rideaux opaques. La porte était verrouillée en dedans. Les expérimentateurs se groupaient en demi-cercle, au fond de la pièce et face à la fenêtre.

Le médium était assis sur une simple chaise, au milieu du cercle, tenu par les deux mains. La salle était éclairée par une petite lampe électrique rouge, placée sur la table, près de la fenêtre, en face du cercle des assistants et permettant une vision satisfaisante des formes matérialisées.

A côté de cette table était braqué un appareil photographique et, un peu en arrière de cet appareil, se tenait l’un des expérimentateurs prêt à faire jaillir l’éclair de magnésium. Les séances avaient lieu la nuit. Elles étaient très longues, coupées par des périodes de repos. Elles ont parfois, comme on le verra, duré toute la nuit.

Pendant ces longues séances, beaucoup de formes matérialisées humaines ou animales se sont manifestées. Très peu ont été photographiées. La raison est la suivante : on ne faisait jaillir l’éclair de magnésium qu’après avoir obtenu le consentement des entités matérialisées. Or (observation curieuses), beaucoup de ces entités semblaient redouter l’éclair et ne se prêtaient pas volontiers à l’opération.

Le développement des clichés était fait de suite après la séance, dans la salle même. L’appareil ordinaire était de dimension 13x18. Les opérations photographiques furent faites par le lieutenant Dluzynski et le colonel Okolowicz.

Remarque importante
Le médium conservait généralement la conscience de ce qui se passait ; il observait généralement les phénomènes, mais devait garder une passivité mentale absolue, sous peine d’aspirer les formes, pour ainsi dire, et de les faire rentrer en lui. Les comptes rendus, faits immédiatement après les séances, sont signés de tous les assistants.

Extrait de "L'au-delà à la portée de tous"
José Lhomme (Edition 1953)