Franek Kluski : séance du 30 aôut 1919

édium (M. Franek Kluski), assistants et expérimentateurs (Mme L. Sokolow, M. S. German, colonel Okolowicz, Mme Z. German, Mlle Hertner, Mme Okolowicz), photographe
(lieutenant Dluzynski).

Première partie de la séance

La séance commence à 10h45 du soir. Une aiguille magnétique montre un mouvement de 10°. On se propose de photographier les apparitions matérialisées. Comme rien ne se manifeste, on interrompt la séance à 11h30 du soir.

Deuxième partie de la séance

La séance commence à 12h15 (minuit quinze). On se propose d'obtenir des photographies de matérialisations. Après quelques minutes d'attente, les assistants voient des points lumineux autour du médium et, en même temps, ils entendent dans la chambre des craquements et des bruits de pas. Le médium demande que lorsque l'entité matérialisée sera prête pour être photographiée, elle en donne le signal en frappant quatre coups bien distincts. On remarque simultanément plusieurs apparitions. La première qui se fit bien voir fut une apparition que les assistants avaient déjà observée au cours de séances antérieures.

C'était un être de la grandeur d'un homme adulte, fortement poilu, avec une grande crinière et une barbe embroussaillée. Il était revêtu comme d'une peau craquante ; son apparence était celle d'un être rappelant une bête ou un homme très primitif. Il ne parlait pas, mais il lançait des sons rauques avec ses lèvres, claquait de la langue et grinçait des dents, cherchant en vain à se faire comprendre. Lorsqu'on l'appelait il s'approchait ; il laissait caresser sa peau velue, touchait les mains des assistants et leur grattait la main fort doucement avec des griffes plutôt qu'avec des ongles. Il obéissait à la voix du médium et ne faisait pas de mal aux assistants en les touchant fort doucement. C'était un progrès, car, aux séances antérieures, cet être manifestait une grande violence et une grande brutalité. Il avait une tendance visible et une volonté tenace à lécher les mains et le visage des assistants, qui se défendaient de ces caresses bien désagréables. Il obéissait à chaque ordre donné par le médium, non seulement quand cet ordre était exprimé par la parole, mais même exprimé par la pensée.

Puis l'on vit une matérialisation d'un homme qui disait se nommer Charles, et qui, en s'approchant du colonel Okolowicz le salua en lui frappant les mains par trois fois. Il demanda à correspondre par typtologie et il annonça qu'il était mort il y a treize ans, mais il ne voulut pas se laisser photographier en disant qu'il ne pouvait pas le faire à cause du médium. Le médium lui ayant brusquement dit qu'il mentait on entendit de fortes claques et le médium sentit qu'on le frappait avec une main bien formée sur la tête, sur les mains et sur le dos. On demanda à Charles qui était l'être poilu qui venait de se montrer ; mais Charles répondit qu'il n'en savait rien.

On vit ensuite, à tour de rôle, deux apparitions de femmes. Elles avaient le visage très distinct et une ébauche de poitrine. On reconnut, dans le premier visage, « Rhéri », une Indienne de Calcutta qu'on avait déjà vue dans des séances antérieures et avec laquelle on parlait en anglais. Puis on entendit quatre coups frappés et on prépara le magnésium pour faire une photographie. A ce moment, la petite lampe électrique rouge, qui était sur la table s'éteignit d'elle-même sans que personne ne la touchât. Immédiatement le lieutenant Dluzynski fit la photographie ; la petite lampe se ralluma d'elle-même. Après l'éclair, on entendit des craquements et des meubles remués. Une petite table et une colonne en bois qui supportait un candélabre furent transportées au-dessus de la tête du médium et du colonel Okolowicz et se trouvèrent posées au milieu des assistants. Simultanément le canapé fut poussé contre la chaise où était assis le colonel Okolowicz.

Troisième partie de la séance

La séance recommence à 4 heures du matin. On désire encore photographier des apparitions matérialisées. Le médium propose de chanter pour concentrer les pensées des assistants, et prie que la matérialisation prête pour la photographie le fasse savoir par quatre coups frappés. On chante à mi-voix l'hymne de Mme Kokopnicka, puis trois chansons des légions polonaises. Pendant que l'on chantait, de nombreuses lueurs et points lumineux se firent voir. A 4 h 15 du matin on entendit les quatre coups frappés et le lieutenant Dluzynski fit au même instant la photographie. Enfin, le médium, très fatigué, demanda qu'on cessât la séance qui fut de suite levée.

(Suivent les signatures des assistants)


Légende : silhouette fantomatique de dimension humaine, apparaissant derrière Franek Kluski en transe (1919).

Extrait de "Les Pouvoirs Inconnus de l'Homme : les Transparents"
Collectif F.Favre, A.Aksakof, J.Alexandre-Bisson, C.Duits, H.Hope,
E.Gurney, C.G.Jung, E.Osty, A.Von Schrenck Notzing,
R.Sudre, G.N.M.Tyrell (Edition 1978)

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